La mère


traversée par l’aube de leurs vies,
a caressé des tignasses ébouriffées,
essuyé des nez rougis,
bercé leurs rêves et leurs peurs,
étreint leurs cœurs

au poste durant les nuits blanches,
a épongé leur front bouillant,
écouté leur souffle jusqu’au matin,
respiré à chaque battement,
veillé leur sommeil 

animée par leurs éclats,
a porté leurs sourires, 
chanté leurs comptines,
a tenu leurs joies, 
à bout de bras

imprégnée d’un quotidien,
bordé de rires et de pleurs,
tissé de déroutes et de prouesses,
tramé par les saisons,
a tenu debout

© 2026 Christine Simard. Tous droits réservés.

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